Prévention des dépendances

La prévention des dépendances vise à prévenir ou à réduire les problèmes liés
à l’alcool, aux drogues, au tabac, au vapotage, aux boissons énergisantes et aux jeux de hasard et d’argent.

Dans cette section, vous allez :

  • apprendre ce que sont les différentes substances
  • comprendre leurs effets sur la santé
  • découvrir comment réduire les risques
  • trouver de l’aide et des ressources si vous ou un proche en avez besoin

Alcool

L’alcool est une substance présente dans des boissons comme la bière, le vin et les spiritueux. Quand on en consomme, il agit sur le cerveau et peut modifier la façon de penser, de ressentir et d’agir. Il peut avoir des effets sur le comportement et la santé. Par exemple, l’alcool peut :

  • donner une impression de détente ou de plaisir;
  • ralentir les réflexes;
  • diminuer la capacité de bien penser et de faire de bons choix.

Impacts

La consommation d’alcool peut avoir des effets sur différents aspects de la santé :

  • Les émotions et l’humeur : une consommation abusive peut accentuer les sentiments d’anxiété, de tristesse ou d’irritabilité.
  • Le sommeil : l’alcool peut sembler relaxant, mais il perturbe la qualité et le cycle du sommeil.
  • La prise de décision : il peut altérer le jugement et augmenter les comportements à risque comme la violence ou la conduite avec les facultés affaiblies.
  • La santé physique : il augmente le risque de développer certains cancers (ex. : côlon, foie, sein) ou d’avoir des troubles cardiaques (ex. : maladies du cœur, AVC).

Prévention

Prévenir la consommation d'alcool, particulièrement chez les jeunes, repose sur le dialogue, des règles claires, une information juste et le développement de l'esprit critique.

Pour en discuter avec votre jeune, privilégiez une approche ouverte, sans jugement et basée sur les faits.

Pour en apprendre davantage et obtenir des conseils pour en discuter avec votre jeune, consultez : parlersubstance.org

À moindre risque

Pour réduire les risques liés à la consommation d’alcool :

  • Boire moins, c’est mieux : suivez les recommandations sur la consommation d’alcool à faible risque selon les repères canadiens.
  • Choisir le bon moment : consommez dans un lieu sécuritaire et lorsque vous n’avez pas de responsabilités importantes à assumer (ex. : après l’école ou le travail).
  • Faire des pauses : prévoyez des journées ou des périodes sans alcool pour observer comment vous vous sentez sans cette substance.
  • Éviter les déclencheurs : identifiez les situations ou émotions qui favorisent la consommation et explorez des alternatives (ex. : exercice, lecture, appeler un ami).
  • Rester hydraté : alternez les boissons alcoolisées avec de l’eau pour limiter les effets négatifs.
Pour en savoir plus : Boire moins, c'est mieux

Quand est-ce préoccupant?

Il est parfois difficile de savoir à quel moment la consommation d’alcool peut devenir un problème. Voici quelques signes qui méritent une attention particulière :

  • Diminution du contrôle (ex. : hausse de la quantité d’usage, hausse du temps pour l’usage et se procurer la substance, désir de diminuer, « cravings »);
  • Répercussions psychosociales (ex. : incapacité à remplir ses responsabilités, problèmes relationnels ou perte d’intérêt pour certaines activités);
  • Manifestations liées au comportement (ex. : consommation lors de situations dangereuses ou malgré des conséquences sur sa santé);
  • Manifestations physiologiques (ex. : augmentation de la tolérance ou symptômes de sevrage).

Ces signes ne signifient pas nécessairement une dépendance, mais méritent une attention particulière.

Obtenir de l’aide

Si vous avez des préoccupations concernant votre consommation ou celle d’un proche, il est important de démander de l'aide auprès des ressources suivantes :


Boissons énergisantes

Contrairement aux boissons pour sportifs, les boissons énergisantes ne sont pas conçues pour hydrater. Riches en caféine et souvent en sucre, elles peuvent même contribuer à la déshydratation.

Une canette peut contenir de 80 à plus de 300 mg de caféine, soit l'équivalent de trois tasses de café.

Depuis le 11 juin 2026, la vente des boissons énergisantes aux moins de 16 ans est interdite au Québec (Loi visant à prévenir les effets nocifs de la boisson énergisante sur la santé des jeunes).


Impacts

Une consommation excessive de boissons énergisantes peut entraîner des problèmes de santé comme des troubles du rythme cardiaque, des convulsions, de l'anxiété et, dans certains cas, le décès. Les risques sont élevés chez les personnes ayant des conditions cardiaques sous-jacentes.

Bien qu’elles procurent un regain d'énergie temporaire, celui-ci est souvent suivi d'une chute d'énergie, appelée "crash", pouvant entraîner de la fatigue, de l’irritabilité et des difficultés de concentration.

Leur forte teneur en caféine peut perturber le sommeil, même si elles sont consommées plusieurs heures avant le coucher. Une mauvaise qualité de sommeil peut affecter la concentration, l'humeur et le rendement au travail ou à l'école.

Enfin, les boissons énergisantes peuvent masquer les effets des dépresseurs (ex. : alcool, GHB), ce qui diminue la perception des effets attendus et secondaires. Les effets peuvent être multipliés par la prise d’autres stimulants (ex. : MDMA, amphétamine).

Pour en savoir plus :

Boissons énergisantes : entre menace et banalisation

Les boissons énergisantes

Prévention

Pour faire des choix éclairés, il est important de connaître les ingrédients des boissons énergisantes, leurs effets et les risques associés à leur consommation. Pour maintenir son énergie et sa concentration, de saines habitudes de vie demeurent la meilleure stratégie: bien s’hydrater, dormir suffisamment et pratiquer régulièrement une activité physique.

Pour en savoir plus :

Boissons énergisantes : risques liés à la consommation et perspectives de santé publique | Institut national de santé publique du Québec

À moindre risque

Pour maintenir son niveau d’énergie naturellement, privilégiez :  

  • une alimentation équilibrée;  
  • un sommeil suffisant;  
  • une activité physique régulière; 
  • une bonne hydratation. 

L'étiquetage des boissons énergisantes peut être trompeur. Certaines sont commercialisées de manière à faire croire qu'elles sont saines ou naturelles. Il est important de lire attentivement les étiquettes pour comprendre exactement ce que contiennent ces produits et en quelles quantités.

Quand est-ce préoccupant?

Certains signes peuvent indiquer une consommation préoccupante :

  • ressentir le besoin d’en consommer pour être fonctionnel (peut aussi être le signe d’une condition médicale sous-jacente);
  • en consommer régulièrement avant ou pendant une activité physique;
  • dépasser les recommandations de Santé Canada pour la caféine (400 mg par jour chez l’adulte);
  • combiner les boissons énergisantes avec d’autres substances (ex. : alcool, cannabis, stimulants).

Obtenir de l’aide

Si vous avez des préoccupations concernant votre consommation ou celle d’un proche, n’hésitez pas à demander de l’aide auprès des ressources suivantes :

  • une clinique médicale ou votre groupe de médecine familiale (GMF);
  • Info-social en composant le 8-1-1, option 2.

Cannabis

Le cannabis, aussi appelé marijuana, mari, pot, weed, ganja ou marie-jeanne, provient de la plante Cannabis sativa. Cette substance psychoactive est utilisée à des fins médicales ou récréatives.

Il se présente sous différentes formes (fleurs, feuilles séchées, haschisch, huile, concentré comme « shatter » ou « wax ») et peut être inhalé (fumé ou vapoté) ou mangé (bonbons, pâtisseries, boissons, etc.). Le cannabis contient plus de 100 substances chimiques appelées cannabinoïdes qui agissent sur le cerveau et le corps.

Le THC (tétrahydrocannabinol) est le principal cannabinoïde psychoactif, responsable de la sensation d’euphorie « high ». La puissance du cannabis dépend de sa concentration en THC.

Le CBD (cannabidiol), un autre cannabinoïde, ne produit pas d’effet euphorisant, mais peut causer de la somnolence. Il est étudié pour son usage thérapeutique potentiel.

Pour en savoir plus:

Le cannabis - Drogue : Aide et référence


Impacts

Les effets du cannabis varient d’une personne à l’autre. Certains consommateurs ressentent un état de détente, d’enthousiasme et deviennent loquaces ou pris d’un fou rire. À l’inverse, d’autres éprouvent de la tension, de l’anxiété, de la peur et même de la confusion.

Les effets du cannabis varient selon plusieurs facteurs :

  • la quantité consommée;
  • la fréquence et la durée de consommation;
  • la méthode de consommation (fumée, vapotée ou ingérée);
  • l’état émotionnel, l’effet recherché et le milieu dans lequel la personne consomme;
  • l’âge de la personne;
  • la présence d’un trouble médical ou psychiatrique;
  • la consommation simultanée avec de l’alcool, d’autres drogues ou des médicaments.

Les effets physiques du cannabis incluent :

  • rougeur des yeux;
  • sécheresse de la bouche et de la gorge;
  • irritation des voies respiratoires (lorsqu’il est fumé);
  • augmentation de l’appétit et accélération du rythme cardiaque;
  • baisse de la tension artérielle et perte d’équilibre;
  • somnolence ou agitation;
  • problèmes pulmonaires comme la bronchite, la toux persistante ou l’accumulation de mucus dans la gorge.

Les effets à court terme sur le cerveau :

  • confusion;
  • fatigue;
  • difficulté à se souvenir, se concentrer et prêter attention;
  • anxiété, peur ou panique;
  • temps de réaction plus lent;
  • risque de crises psychotiques (paranoïa, délires, hallucinations).

Les effets à long terme sur le cerveau :

  • difficulté à se rappeler ce qu’on vient de dire ou penser (mémoire);
  • avoir des pensées inhabituelles ou anormales;
  • être facilement distrait ou avoir de la difficulté à se concentrer;
  • difficulté à réfléchir et à prendre des décisions;
  • difficulté à formuler des phrases et s’exprimer plus lentement.

Ceux-ci peuvent apparaître graduellement lorsque la consommation est quotidienne ou quasi quotidienne pendant des semaines, mois ou années.

Plus on commence à consommer jeune et plus on consomme fréquemment, plus le risque est élevé de développer une dépendance et d’avoir des effets à long terme. La dépendance peut se développer à n’importe quel âge, mais les jeunes sont particulièrement à risque, car leur cerveau est encore en développement.

Pour en savoir plus :

Effets du cannabis sur la santé

Cannabis : l’inhalation vs l’ingestion

Prévention

Prévenir la consommation de cannabis, particulièrement chez les jeunes, repose sur le dialogue, des règles claires, une information juste et le développement de l’esprit critique.

Pour en discuter avec votre jeune, privilégiez une approche ouverte, sans jugement et basée sur les faits. Pour en apprendre davantage et obtenir des conseils pour en discuter avec votre jeune, consultez : parlersubstance.org

Les effets du cannabis varient d’une consommation à l’autre. Ces effets sont influencés par différents facteurs liés à la substance, à la personne et au contexte de consommation. C’est ce que l’on appelle la loi de l’effet.

À moindre risque

Afin de réduire les risques liés à la consommation de cannabis :

  • retarder le plus possible l’âge de la première consommation;
  • choisir des produits avec peu de THC;
  • éviter les produits synthétiques, car leurs effets psychoactifs sont plus toxiques;
  • privilégier des modes de consommation moins nocifs que la fumée, comme des vaporisateurs ou des produits comestibles;
  • ne pas conduire ni utiliser de machinerie lourde 6 heures après la consommation;
  • éviter de mélanger avec l’alcool;
  • limiter la fréquence de consommation;
  • s’abstenir en cas de grossesse ou de vulnérabilité (ex. : problème de santé mentale).

Pour en savoir plus :

10 façons de réduire les risques de la consommation

Quand est-ce préoccupant?

Une consommation problématique de cannabis peut se manifester par :

  • une consommation fréquente et en grande quantité, sur une période plus longue que ce qui était initialement prévu;
  • une incapacité à réduire ou à limiter sa consommation;
  • des répercussions sur le travail, les études ou les responsabilités quotidiennes;
  • l’abandon d’activités sociales, professionnelles ou de loisir;
  • la consommation dans des situations à risque, comme la conduite ou l’utilisation de véhicules ou de machinerie lourde;
  • des symptômes de sevrage (irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, tremblements, perte d’appétit ou du poids).

Si vous êtes préoccupé par votre consommation ou celle d’un proche, des ressources d’aide sont disponibles.

Obtenir de l’aide

Que ce soit pour vous ou un proche, n’hésitez pas à demander de l'aide auprès des ressources suivantes :

  • une clinique médicale ou votre groupe de médecine familiale (GMF);
  • Info-social en composant le 8-1-1, option 2;
  • Drogue : aide et référence au 1 800-265-2626;
  • Application mobile pour la gestion de la consommation (14 à 25 ans) : Canna-Coach.

Jeu de hasard et d’argent

Les machines à sous, la roulette, le bingo, les paris sportifs ou les billets de loterie sont des exemples de jeu de hasard et d’argent. Les résultats reposent sur le hasard et ne peuvent être ni prévus ni contrôlés. Il est impossible de "battre" le système à long terme.

Les chances de perdre sont généralement plus grandes que celles de gagner. Les jeux sont conçus pour conserver un avantage statistique en faveur de l’organisateur. Par exemple, la probabilité de gagner le gros lot à une loterie nationale est de l'ordre de 1 sur plusieurs millions.


Impacts

Les gains peuvent donner l’impression que la chance est de notre côté, surtout au début. C’est ce qu’on appelle la « chance du débutant ». Ces premiers gains créent un sentiment d’excitation qui donne envie de continuer à jouer. En réalité, le cerveau se souvient davantage des gains que des pertes, ce qui fait croire que la chance va revenir.

Cette croyance que le jeu « va payer à nouveau » peut amener à consacrer trop de temps, d’argent ou d’énergie au jeu, et ce, au détriment de son bien-être, de sa santé et de ses relations.

Conséquences sur la santé mentale

Anxiété, culpabilité, honte, colère, solitude, isolement, déception, difficulté de concentration, dépression, perte d’estime de soi, perte de contrôle et peut amener à des idées suicidaires.

Conséquences sur la santé physique

Insomnie, troubles digestifs, maux de tête, douleurs au dos et au cou.

Autres conséquences

Abus de substances, problèmes sociaux (ex. : mensonge, manipulation, violence, conflits avec les proches, ruptures), difficultés financières (ex. : perte de revenu, endettement), impacts juridiques à la suite d’un acte illégal (ex. : vol, fraude) et des répercussions sur les études ou le travail.

Pour en savoir plus :

Coup d’œil sur les JHA | Institut national de santé publique du Québec

Prévention

Pour réduire les risques liés au jeu, fixez des limites claires et évitez de jouer pour fuir vos émotions :

  • Fixez des limites strictes : allouez une somme d'argent fixe et un temps précis pour jouer. Considérez cet argent comme un coût de divertissement, jamais comme une source de revenus.
  • Protégez vos finances : séparez vos fonds de jeu de l'argent nécessaire pour vos dépenses courantes. Ne jouez jamais avec de l'argent emprunté.
  • Diversifiez vos activités : maintenez d'autres sources de plaisir dans votre vie. Pratiquez des loisirs, du sport ou passez du temps avec vos proches pour éviter l'isolement.
  • Restez vigilant : ne cherchez jamais à jouer pour « vous refaire » après avoir perdu, car cela mène souvent à une spirale d'endettement.

Quand est-ce préoccupant?

Un problème de jeu peut se manifester de différentes façons comme :

  • une préoccupation constante pour le jeu;
  • une difficulté à réduire ou arrêter de jouer;
  • trop de temps ou d’argent consacré au jeu par rapport aux moyens financiers disponibles;
  • le mensonge au sujet des habitudes de jeu;
  • l’emprunt d'argent pour jouer ou rembourser des dettes de jeu;
  • des émotions négatives comme la culpabilité, le stress ou l’anxiété;
  • des conflits avec les proches;
  • des difficultés au travail, à l’école ou dans les responsabilités quotidiennes (retard ou absence, non-respect d’engagements).

Reconnaître ces signes tôt peut aider à prévenir l’apparition d’un problème de jeu.

Obtenir de l’aide

Si vos habitudes de jeu ou celles d’un proche vous préoccupent, n’hésitez pas à demander de l’aide auprès des ressources suivantes :


Substances psychoactives

Les substances psychoactives modifient certaines fonctions du corps et du système nerveux central. Elles se regroupent en différentes catégories :

  • dépresseurs (alcool, benzodiazépines);
  • stimulants (cocaïne, amphétamines);
  • hallucinogènes (LSD, cannabis);
  • opioïdes (morphine, héroïne).

Les substances non prescrites peuvent contenir des ingrédients ou des doses inconnus, ce qui rend leurs effets imprévisibles et augmente les risques d’intoxication ou de surdose.


Impacts

À court terme, elles peuvent altérer les perceptions, la coordination et le jugement. À long terme, leur utilisation peut entraîner des dommages physiques et mentaux, y compris des troubles de l'humeur, des problèmes cardiaques, des maladies respiratoires et des troubles cognitifs.

L'utilisation de substances psychoactives peut aussi entraîner des conséquences sociales, comme des problèmes juridiques, des difficultés au travail ou à l'école, des conflits familiaux ou interpersonnels et de la stigmatisation.

Pour en savoir plus :

Connaître les drogues et leurs effets | Gouvernement du Québec

Prévention

Pour prévenir la consommation de substances psychoactives, en particulier chez les jeunes, misez sur le dialogue, des règles claires, une information juste et le développement de l'esprit critique. Pour en apprendre davantage et obtenir des conseils pour en discuter avec votre jeune, consultez : parlersubstance.org

Les effets de la consommation de substances psychoactives peuvent varier d’une consommation à l’autre. Ces effets sont influencés par différents facteurs liés à la substance, à la personne et au contexte de consommation. C’est ce que l’on appelle la loi de l’effet.

À moindre risque

Il est possible d’adopter des stratégies pour réduire les risques liés à la consommation. C’est ce qu’on appelle la réduction des risques et des méfaits :

  • éviter de consommer seul et éviter que toutes les personnes d’un groupe consomment en même temps;
  • prévoir un plan en cas de surdose avec une personne de confiance;
  • s’hydrater, manger et dormir avant de consommer;
  • tester les effets de la substance en diminuant la dose, surtout après une période d’arrêt ou de diminution;
  • faire vérifier la composition de la substance avant de la consommer;
  • utiliser du matériel de consommation neuf;
  • avoir en main une trousse de naloxone et s’assurer qu’une personne sait l’utiliser;
  • ne pas mélanger les substances ou s’informer sur les mélanges.

Quand est-ce préoccupant?

Certaines substances psychoactives, comme les opioïdes, la nicotine et les stimulants, présentent un potentiel élevé de dépendance. Celle-ci peut se manifester par un besoin compulsif de consommer, une perte de contrôle sur son utilisation et l'apparition de symptômes de sevrage lorsqu'on arrête de la prendre (ex. : maux de tête, vomissements, tremblements, irritabilité, dérèglement du sommeil.).

Obtenir de l’aide

Si vous avez des préoccupations concernant votre consommation ou celle d’un proche, n’hésitez pas à demander de l’aide auprès des ressources suivantes :


Tabac

Le tabac vient d'une plante dont les feuilles servent à fabriquer divers produits, comme les cigarettes, les cigares ou le tabac à chiquer. Il contient de la nicotine, une substance qui entraîne une forte dépendance, rendant l’arrêt du tabagisme difficile. De plus, la fumée de tabac renferme des milliers de substances chimiques nocives, dont plusieurs sont reconnues pour causer le cancer et de nombreux autres problèmes de santé. Toute exposition à la fumée de tabac présente un risque pour la santé.

Pour en savoir plus :


Impacts

La nicotine crée une forte dépendance en stimulant la libération de dopamine, associée à la sensation de plaisir. Elle augmente aussi la fréquence cardiaque, accélère la respiration et favorise l’inflammation.

Signes possibles de dépendance

  • avoir envie de fumer peu après le réveil;
  • considérer la première cigarette comme la plus importante de la journée;
  • fumer régulièrement tout au long de la journée;
  • ressentir de l’irritabilité, de l’anxiété ou d’autres symptômes lorsqu’il est impossible de fumer.

Les risques du tabac sur la santé

  • première cause de décès évitable;
  • cause environ 1 cancer sur 3, surtout le cancer du poumon;
  • est l’une des principales causes de maladies du cœur et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC);
  • peut causer des problèmes respiratoires graves;
  • augmente les risques de complications pendant la grossesse;
  • affaiblit le système immunitaire;
  • réduit l’espérance de vie des personnes d’environ 10 ans.

Pour en savoir plus :

Bienfaits d’arrêter

Dès l’arrêt du tabac, le corps commence à récupérer. Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer.

Les bienfaits commencent rapidement:

Après 20 minutes

  • La pression artérielle et le rythme du cœur redeviennent normaux.

Après 8 heures

  • Le taux de monoxyde de carbone (un gaz toxique) dans le sang revient à la normale.

Après 24 heures

  • Le risque de crise cardiaque commence déjà à diminuer.

Après 2 semaines à 3 mois

  • La circulation du sang s’améliore.
  • Les poumons fonctionnent mieux.
  • Marcher et fournir des efforts devient plus facile.

Après 1 à 9 mois

  • La toux, l’essoufflement et la fatigue diminuent.

Après 1 an

  • Le risque de maladie du cœur est réduit de moitié.
  • Le risque de cancer du poumon est presque deux fois plus faible.

Arrêter de fumer peut aussi améliorer la concentration, l’attention et la mémoire.

Pour en savoir plus :

Bienfaits d’arrêter de fumer (Québec sans tabac)

Cessation tabagique (Association pulmonaire du Québec)


Vapotage

Le vapotage consiste à inhaler un aérosol produit par le chauffage d’un liquide. Contrairement à une croyance répandue, le nuage dégagé n’est pas de la vapeur d’eau. Les liquides de vapotage contiennent souvent de la nicotine, une substance qui crée une forte dépendance, ainsi que divers additifs et arômes.

Bien qu’il soit parfois perçu comme inoffensif, le vapotage comporte des risques pour la santé. Il peut irriter les voies respiratoires et provoquer de la toux ou de l’essoufflement. Les jeunes sont particulièrement vulnérables à ses effets, puisque leur cerveau est encore en développement et plus sensible à la dépendance à la nicotine.

Pour en savoir plus :


Impacts

Symptômes psychologiques

Chez les jeunes de moins de 25 ans, la dépendance à la nicotine s’installe plus rapidement car leur cerveau est encore en développement. Cette dépendance peut causer de l’anxiété, des troubles du sommeil et des difficultés de concentration. Contrairement à ce que plusieurs pensent, vapoter ne diminue pas le stress.

Symptômes physiques

  • Toux, manque de souffle, douleurs à la poitrine, nausées et maux de tête;
  • Irritation de la bouche et de la gorge;
  • Partager une vapoteuse augmente le risque d’attraper des infections (ex. : feux sauvages [herpès labial], infections dans la bouche);
  • Risque accru d’attraper la grippe, une bronchite ou une pneumonie;
  • Le vapotage peut aggraver l’asthme et des problèmes pulmonaires;
  • Les saveurs sucrées peuvent favoriser les caries dentaires.

Pour en savoir plus :

Bienfaits d’arrêter

Quand une personne arrête de vapoter, sa santé s’améliore rapidement.

Bienfaits physiques

  • Moins d’irritation de la gorge;
  • Diminution ou disparition de la toux et du manque de souffle;
  • Moins d’infections comme les feux sauvages et les bronchites;
  • Moins de risques de développer ou d’aggraver de l’asthme lié au vapotage.

Bienfaits pour la santé mentale

  • Meilleure concentration et attention;
  • Amélioration de la mémoire;
  • Meilleur contrôle des impulsions.

Pour en savoir plus :

Bienfaits de l’arrêt du vapotage (Québec sans tabac)


Sachets de nicotine

Les sachets de nicotine sont de petits sachets que l’on place entre la lèvre et la gencive afin de libérer de la nicotine dans l’organisme. Bien qu’ils ne contiennent pas de tabac, ils renferment 4 mg de nicotine par sachet, soit l’équivalent d’environ 3 à 4 cigarettes. La nicotine est une substance qui peut entraîner une forte dépendance.

Ces produits sont destinés aux adultes qui souhaitent réduire ou cesser leur consommation de tabac ou de produits de vapotage. Ils ne doivent pas être utilisés à des fins récréatives. Afin d’en encadrer l’usage, les sachets de nicotine sont vendus uniquement au comptoir des pharmacies.

Pour en savoir plus :


Impacts

Les sachets de nicotine contiennent de la nicotine, une substance qui crée une forte dépendance. Son utilisation peut augmenter le rythme cardiaque et la pression artérielle, causer divers effets secondaires et entraîner des problèmes aux gencives ou à la bouche. Chez les personnes adolescentes et pendant la grossesse, la nicotine peut aussi nuire au développement du cerveau.

Pour en savoir plus :

 

Information génénale sur la nicotine (tabac, vapotage, sachets de nicotine)

Une substance présente dans les produits du tabac, dans plusieurs produits de vapotage et dans les sachets de nicotine. 


Prévention

Parler du vapotage, des produits du tabac ou des sachets de nicotine avec un jeune peut parfois sembler difficile. Les conseils suivants peuvent vous aider à amorcer la discussion, à répondre à ses questions et à l’accompagner dans ses réflexions et ses choix.

Préparer le terrain à la discussion :

S’informer d’abord

  • Donner des informations simples sur les effets du tabac, du vapotage et des sachets de nicotine sur la santé et le cerveau des jeunes.
  • Expliquer les stratégies de l’industrie (saveurs, marketing sur les réseaux sociaux).
  • Corriger les fausses croyances (ex. : « Le vapotage est sans danger » ou « C’est juste de la vapeur d’eau »).

Choisir le bon moment

  • Profiter des occasions du quotidien pour parler (voir une personne fumer ou vapoter, une scène dans un film).

Parler pour soutenir

  • Favoriser les discussions ouvertes, sans jugement;
  • Écouter et poser des questions plutôt que de faire la leçon;
  • Parler des faits, sans faire peur;
  • Rester calme et agir comme un allié.

Aider les jeunes à faire des choix sains

  • Aider à dire non et à gérer la pression des amis;
  • Renforcer la confiance en soi;
  • Trouver des façons de gérer le stress et les émotions;
  • Encourager la participation à des activités sportives, culturelles et sociales.

Pour en savoir plus :

Substance

Comment agit la nicotine sur le cerveau?

  • La nicotine se trouve dans les produits du tabac, dans les sachets de nicotine et dans la majorité des liquides de vapotage.
  • Une fois inhalée ou mise en bouche, la nicotine agit très rapidement sur le cerveau et en modifie le fonctionnement.
  • La nicotine stimule certaines zones du cerveau et libère de la dopamine : une substance associée au plaisir, à un état de bien-être, à la récompense et à la détente.
  • C’est cette sensation agréable, mais de courte durée, qui explique pourquoi la nicotine peut rendre dépendant.
  • Avec le temps, le cerveau s’habitue à la nicotine, il a besoin d’en consommer plus pour ressentir les mêmes effets (tolérance).
  • Quand on manque de nicotine, des symptômes de sevrage peuvent apparaître : irritabilité, anxiété, difficulté à se concentrer, envie urgente de fumer ou vapoter.
  • La nicotine perturbe les mécanismes naturels du cerveau et entraîne une forte dépendance, qu’elle soit consommée par les produits du tabac, les sachets de nicotine ou les produits de vapotage qui en contiennent.

Est-ce que fumer, vapoter ou utiliser des sachets de nicotine aide à réduire le stress?

  • Non. La nicotine ne réduit pas vraiment le stress :
  • Elle fait surtout disparaître le malaise du manque entre deux consommations (irritabilité, nervosité, difficulté à se concentrer).
  • Ce soulagement est temporaire et donne l’impression de relaxer, parce que le cerveau a reçu sa dose de nicotine.
  • En réalité, la nicotine augmente le stress à long terme, en maintenant un cycle :

manque → consommation → soulagement temporaire → retour du manque

Pour bien gérer le stress, il vaut mieux choisir des moyens plus sains, comme :

  • Bouger : marche, course, yoga;
  • Créer : dessin, peinture, écriture;
  • Écouter de la musique, chanter ou jouer d’un instrument;
  • Pratiquer des loisirs relaxants : lecture, jardinage, cuisine, tricot, casse-tête;
  • Respirer ou méditer;
  • Parler à un proche, un ami, une ou un professionnel.

Pour en savoir plus :

Obtenir de l’aide

N’hésitez pas à demander de l’aide auprès des ressources suivantes :

  • Centre d’abandon du tabagisme (CAT) de l’Outaouais : 819 966-6696;
  • Ligne 1 866 JARRETE (1 866 527-7383);
  • Site Web J’ARRÊTE;
  • Application Libair (13 à 17 ans) pour réduire ou arrêter de vapoter;
  • Application Quash pour réduire ou arrêter de fumer ou vapoter (14-30 ans);
  • Votre médecin de famille, personnel infirmier, pharmacien ou pharmacienne sont de bons alliés pour vous aider.

 

Environnements sans fumée

Un environnement sans fumée est un endroit où il est interdit de consommer des produits du tabac, de cannabis ou de vapotage. Le but est de garder l’air sain et sécuritaire afin de protéger la santé de tout le monde. Cette règle s’applique à la maison, dans la voiture, au travail, dans les milieux publics, etc.

Pour en savoir plus :

Fumée primaire

La fumée primaire est celle que la personne qui fume inspire directement. Elle contient plus de 7 000 substances chimiques, dont 70 qui peuvent causer le cancer. Elle endommage les poumons et les mécanismes de défense du système respiratoire. Elle augmente les risques de maladies graves chez les personnes qui fument.

Aérosol primaire de la vapoteuse

L’aérosol primaire de la vapoteuse correspond au « nuage » inhalé directement par la personne qui vapote. Il contient très souvent de la nicotine, une substance hautement addictive, ainsi que du propylène glycol, de la glycérine végétale, des substances chimiques potentiellement cancérigènes et des métaux (ex. plomb, nickel). Il est composé de particules ultrafines capables de pénétrer profondément dans les poumons et d’endommager les tissus pulmonaires.

Pour en savoir plus :

Fumée secondaire

La fumée secondaire provient de la fumée expirée par la personne qui fume et de celle qui se dégage d’un produit du tabac allumé. Elle contient plus de 7 000 substances chimiques, dont 70 sont toxiques et cancérigènes (ex. : ammoniac, arsenic, benzène, goudron, formaldéhyde, etc.).

Même sans fumer, l’exposition à cette fumée peut nuire à la santé. Elle peut irriter les voies respiratoires, aggraver l’asthme et augmenter le risque de cancer, de maladies du cœur et des poumons.

Les personnes les plus touchées sont surtout les enfants et celles qui vivent avec une personne qui fume. Même les animaux de compagnie y sont vulnérables. Il est recommandé de ne pas fumer dans la maison ni dans la voiture.

Aérosol secondaire

  • L’aérosol secondaire provient du « nuage » expiré par les personnes qui vapotent.
  • Cet aérosol libère des substances chimiques, dont des particules de nicotine, qui peuvent être inhalées par les personnes à proximité.
  • Plus on est proche physiquement de la personne qui vapote, plus on respire ces substances.
  • Il est recommandé de ne pas vapoter dans la maison ni dans la voiture.

Pour en savoir plus :

Fumée tertiaire

La fumée tertiaire est la fumée de tabac qui s’accumule sur les vêtements, meubles, tapis, murs et autres surfaces. Ces substances nocives peuvent persister longtemps, même après avoir aéré la pièce. Les jeunes enfants et les animaux de compagnie y sont particulièrement exposés. Pour protéger votre santé et celle de vos proches, évitez de fumer dans la maison et la voiture.

Pour en savoir plus :